Les phares du Morbihan

Sur une idée de mon ami Kévin, Kéké pour les intimes, nous embarquons  maintenant pour une balade découverte vers les phares du Morbihan.

Le saviez vous ?
Le Morbihan est le seul département français qui… ne porte pas de nom français. (Vous pouvez vérifier)
Morbihan, veut dire « petite mer » Mor = mer. Bihan = petit. La petite mer en question est le golfe du morbihan qui forme une mer intérieure.

 

Plein feux sur les phares du Morbihan.

Le phare de Kerroc’k

Le feu de Kerroc’k situé sur la pointe du Talut à l’ouest de Lorient. Il a une hauteur de 8m et il a une portée de 11 milles dans le secteur blanc et de 8 milles dans les secteurs rouge et vert.

Le phare de kerbel

Le second phare de Kerbel a été mis en service en 1913 pour faciliter l’entrée de port de Lorient. Il est situé sur la commune de Riantec.
Il a ét construit sur le même plan que le phare de port-Maria à Quiberon.
IL n’est plus en service actuellement. Il a été reconvertit en hôtel.

Le phare de Pen-Men

Le phare de Pen-Men est une maison-phare situé sur l’île de groix, au sud-est de la pointe de Pen-Men.
Il fut construit en 1836 et mis en service en 1839.
En 1798, la construction d’un phare avait été entamée, non loin de l’emplacement du phare actuel. Elle fut cependant interrompue, la foudre s’étant abattue sur l’édifice. Le phare actuel est constitué d’une tour carrée surmontant un bâtiment rectangulaire qui abrite deux chambres et les salles des machines et du radiophare.
À noter que ce phare est le plus puissant du Morbihan avec une portée de 29 milles soit environ 54 km. Il est automatisé mais gardienné.

Phare de la pointe de la croix.

Mise en service en 1898, le feu de la pointe de la croix se trouve à l’extrémité sud-est de l’île de Groix. Avec ses 4 mètres de haut il est le plus petit phare de France. Il est situé au somment d’une falaise de 16m qui surplombe la plage des grands sables.

Le phare de la pointe des chats

Le phare de la pointe des chats est situé sur la côte sud de l’île de Groix à été édifié en 1898. Sa hauteur est de 15 mètres et sa portée est de 19 milles.

Le phare des Birvideaux

BirvideauxLe phare des Birvideaux  est un phare situé sur le plateau des Birvideaux, entre Groix, la presqu’île de Quiberon, et Belle-Île-en-Mer.
Il s’agit du phare français dont la construction fut la plus longue, soit 54 ans (de 1880 à 1934).

Port Maria, Quiberon

Le phare de Port-Maria est situé au sud de la presqu’^le de Quiberon
Il est en retrait du rivage et se trouve désormais parmi les constructions du sud-ouest de Quiberon, à la fin de la côte sauvage.

Phare de port Haliguen, Quiberon

Le phare de Port Haliguen dans la presqu’ile de Quiberon a été construit en même temps que les jetées du vieux port de pêche, vers 1840 selon un modèle standard défini en 1831. Il mesure 11,20 mètres de haut. A la suite de la création du port de plaisance (1000 places) dans les années 60, le phare situé sur une digue désormais complètement enclavée dans le nouveau port a été désaffecté.

Phare de la Teignouse

Phare en mer de 20,05 mètres de hauteur, la Teignouse a été mis en service en 1845 sur le rocher du même nom. C’est une tour cylindrique à proximité de laquelle s’élève un petit bâtiment de service.
Son feu blanc et rouge à éclats 4s est éclairé par une lampe halogène de 180 W. Il a une portée de 14,5 milles (environ 26 km).


Phare de Kernevest Rivière de Creac’h

Le Phare de Kernevest est situé à St Philibert face à la Trinité-sur-Mer. Il constitue le feu postérieur de l’alignement d’entrée de la rivière de Creac’h. La hauteur de la tour est de 15 mètres et la portée de son feu blanc est de 15 milles.

Phare de Port Navalo

  • Le phare de Port-Navalo est posté à la pointe de la Presqu’île de Rhuys. Son alignement avec la Teignouse (*) trace l’axe permettant d’entrer sans encombre dans le Golfe du Morbihan. Une voie d’accès bien connue aujourd’hui qui n’a pourtant pas toujours été sans risque. Le 26 août 1922, le naufrage du cuirassé « La France » révèle trop tard un haut-fond passé inaperçu et non cartographié, placé en plein sur l’alignement des deux feux.

Deux phares

  • Le phare originel est la plus petite des deux tourelles visibles de part et d’autre de la maison du gardien (**). Datant de 1840, son système d’éclairage, aujourd’hui éteint, est alors doté d’un feu fixe blanc placé à dix mètres de haut, avant d’être renforcé en 1864 en direction de la Teignouse.

Phare de Penlan

Le phare de Penlan, mis en service en 1882, remplace un premier phare construit en 1839.
Il s’élève à l’embouchure de la Vilaine sur la Pointe de Penlan à 28 mètres au-dessus du niveau de la mer. Sa tourelle carrée mesure 17,93 mètres de haut.
Il est bâti contre une maison en forme de « T », abritant un logement de gardien et à proximité d’un bâtiment de service.
Son feu blanc, rouge et vert à 2 occultations 6s, est émis par une lampe halogène de 180 W. Il a une portée de 14,5 milles (environ 26 kilomètres).
Il est automatisé, non gardienné et ne se visite pas.


Phare Tréhiguier à la pointe du Scal

Le phare de Tréghiguier situé à l’embouchure de la Vilaine servait à l’époque à diriger les marins dans le port en empruntant le chenal signalé par le clignotement de son feu et de celui du phare du Scal.
La date de construction, écrite sur l’édifice est de 1881, récemment, l’intérieur du phare a été réaménagée en exposition de l’histoire du phare ainsi qu’une grande exposition de la mytiliculture, il est proposé toute l’histoire des moules de bouchots, leur développement à travers les saisons et leur culture. Des informations sur le phare ainsi que les costumes utilisés à l’époque sont présentés à la fin de l’exposition, suivi d’une vidéo sur la mytiliculture.

Phare des poulains.

Mis en service en septembre 1868, le phare est ainsi situé à l’extrémité ouest de Belle-Ile, sur l’îlot des Poulains. Une tour carrée de 18 mètres de haut au-dessus du sol et 36,80 mètres au-dessus de la mer. On ne peut y accéder qu’à pied et seulement à marée basse. Il fonctionne à l’énergie solaire. Le toit est recouvert de panneaux solaires à la place des ardoises en éternit (amiante) existantes, soit 32 m2 de pannneaux qui lui donnent une autonomie de dix jours sans soleil. Sa portée est de 23 milles.

Le phare de Goulphar ou grand phare. Belle-Île-en-Mer

Le phare de Goulphar ou Grand phare, est une tour de granit élevée en janvier 1836 sur les plans d’Augustin Fresnel.
Il jouxte des bâtiments qui abritent les logements des gardiens, des chambres pour le personnel de passage et un local pour la station de contrôle du réseau Toran de Bretagne.
Il s’élève à 52,25 mètres au dessus du sol et à 92 mètres au dessus du niveau de la mer. C’est l’un des phares les plus puissants de France. Sa portée lumineuse est de 26 milles (environ 48 kilomètres). Son feu blanc à 2 éclats 10 s est éclairé par 2 lampes halogènes 650 W.
Il offre un magnifique panorama sur Belle-Ile et le continent, du Croisic à Lorient.

Phare de la pointe de Kerdonis. Belle-Île-en-Mer

Ce phare, mis en service en juin 1879, est une tour carrée de 13,70 mètres de hauteur au-dessus du sol et 37,90 mètres au-dessus de la mer. Il est situé à l’extrémité Est de Belle-Ile, à la pointe de Kerdonis.
Son feu rouge à 3 éclats 15s est éclairé par une lampe halogène de 80 W. Il a une portée de 15 milles (environ 27 km).

Nous voilà au terme de notre voyage le long du littoral du Morbihan. J’espère ne pas avoir oublié de phare… Peut-être quelques balises et entrée de port. Si quelqu’un veut s’atteler aux phares du Finistère, je serais preneur. Merci beaucoup.

phare

On me fait remarqué qu’à l’époque ou j’ai publié cet article j’avais oublié un phare des côtes morbihannaise. 6 ans après je répare cet oublie. Je m’étais basé sur la carte qui est en début d’article, apparemment il n’est pas a jour, non plus !

Les Grands Cardinaux (Île Hoëdic)

Le phare, fixé sur une tour cylindrique aujourd’hui peinte en rouge, signale, depuis son allumage en 1879, la chaussée sous-marine prolongeant la presqu’île de Quiberon. Le premier étage est occupé par le magasin aux huiles, deux chambres et la chambre d’appareil. En janvier 1929, le feu fixe est transformé en feu à occultation, puis il est électrifié à la fin des années 1960. Le nom du site reste lié à la grande défaite navale française de 1759. Depuis 1756, la guerre de Sept Ans a commencé entre la France et les Anglais et se déroule essentiellement sur mer. Tout est pensé pour l’invasion de l’Angleterre, le débarquement est prévu en Écosse, mais une escadre anglaise fait route vers les côtes de la Bretagne, et l’armée navale française, en sortant de Brest, constate son infériorité face à la puissance ennemie. L’amiral Conflans décide alors s’abriter et se dirige vers le Morbihan sans penser à une poursuite des Anglais. Dans la passe des Cardinaux, entre Hoëdic et Le Croisic, au sud-est sur la côte de Quiberon, le 20 novembre 1759, les navires de l’amiral français Conflans sont rejoints par la flotte anglaise de l’amiral Hawke. Le combat est terrible, les pertes importantes. Ainsi, cent noyés, des bateaux coulés et le blocus des îles et de l’embouchure de la Vilaine.

Grands Cardinaux de Hoëdic

18 réflexions sur “Les phares du Morbihan

  1. Que c’est beau.. J’aime toujours autant.
    Tu vas finir par m’obliger à revenir voir tout ça🙂
    Il me manquera juste un guide exceptionnel😉
    Je sais que je me répète mais j’adore tes articles.
    Mille bisous mon guillaume x)

    • Ah, c’est bon d’être aimé.😉
      En plus tu as bon goût si tu aimes mes articles.
      Pour les phares de Morbihan je ne serais pas de grande utilité, je ne les connais pas. Tu devrais demander a Kévin, c’est son pays par la bas.
      Merci pour ta com, tu es le premier sur cet article.
      Amitiés
      Guillaume

  2. Moi aussi je prends toujours autant de plaisir à lire tes articles car ils sont trés instructifs et me donne envie de venir visiter le Morbilhan (mais moi j’ai un trés bon pote qui habite à Saint-Guyemard donc il connait la région :D) !!!
    Moi aussi je vous ferais un petit article sur ma ville du Sud (Nîmes) quand j’aurais 5 min mais il est sur et certain qu’il ne sera pas aussi interessant que celui de guigui.

  3. Bravo !
    On voit que tu t’y es mis avec amour!
    Dommage que tu n’aies pas mis les caractéristiques des feux;de toutes manières on trouve cela sur les cartes marines.
    Merci, ceci permet de m’ancrer encore un peu plus dans ce pays magnifique !
    Charles, dit le Belge.

    • Je crois que si j’avais indiqué les caractéristiques des feux ça n’aurait pas servi a grand monde. J’avais pensé aussi mettre les coordonées GPS des phares, mais je crois que quand on a décidé de faire cette balade, car on a trouvé tellement aimé mon post qu’on ne peut se retenir de partir, on a pas besoin de ça. Des cartes et des itinéraires existent ils sont bien plus détaillé que les pauvres renseignements que je donne. Il ya tant et tant de chose a découvrir en Bretagne.
      Moi je suis de Paimpol, la terre et la mer y sont différent.
      Bon vent et bonne mer à toi.
      Guillaume

      PS je vais visiter ton blog.

  4. bonjour, juste une petite précision sur le phare de Kerbel (n°4) il est situé sur la commune de Riantec. A part ça, belle ballade, merci
    Alain (de Port-Louis)

    • Merci pour cette précision je vais faire la modification sur l’article.
      Je vais engueuler Kévin qui m’a aidé pour cet article et qui est de Sarzeau.😉
      Bon dimanche
      Guillaume (de Paimpol)

  5. Bonjour,
    Sauf erreur, il manquerait les phare des Cardinaux près d’Hoëdic… et le feu de Crac’h, non loin de celui de Kernevest. Très bel article sinon. Juste pour info, une asso tente de sauver ce patrimoine dont les bâtiments ne sont plus entretenus convenablement, surtout les phares en mer (www.pharesetbalises.org). Concernant le Finistère, une liste sur wiki : http://fr.wikipedia.org/wiki/Carte_des_phares_du_Finist%C3%A8re. Il y a du boulot😉
    Bon courage !

  6. Ma-gni-fique!
    Dans mon pays il n’y a pas de phares… il n’y a pas la mer, mais un jour viendra, et j’irai voir tous les phares de Bretagne et de France, j’en rêve depuis longtemps.
    Merci pour ce bel article, et je continue à rêver…

  7. Bravo pour cet article néanmoins attention de ne pas confondre phare et feu… Et en effet il manque les Grands Cardinaux de Hoëdic.

    • Comment il se fait moucher le moussaillon ! Dans pas longtemps certains vont vouloir lui expliquer ce que c’est la mer, un bateau …. et pis tout ça🙂

      Je n’avais pas remarqué cet article … par contre du coup … je remarque que malgré tes 12 ans tu était déjà plus intéressé par les phares que par les tunnels … symboliquement c’est intéressant … Non je n’ai pas pu m’empêcher😀

      Plus sérieusement … je trouve que pour un petit mec de 12 ans … l’article était bien fait et bien renseigné … enfin moi l’ « ignare en mer » j’ai découvert des choses !

      • Et oui Maître Phil, j’ai toujours été attiré par le côté phallique des phares (ces deux mots n’auraient-il pas la même racine d’ailleurs ?)
        J’étais basé par la carte qui ce trouve en haut de l’article, ce qui m’a trompé. En plus je suis des Côtes d’Armor et non du Morbihan, donc je connais moins cette partie de la Bretagne, même si j’avais déjà été sur l’île Hoedic.
        Je n’ai jamais prétendu avoir la science infuse.
        J’ai fait mon mea culpa et rectifié l’article dans la foulée et comme tu le faisais remarquer, je n’avais que 12 ans…

    • Beau souvenirs de ces phare qui sont toujours la !! je prendrai le temps de pouvoir passer a côté ! super ton article merci Guillaume il est explicatif et utile ! j’adore a plus !

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