Le fou de bassan

Dans la série des oiseaux marins qui peuplent le ciel de Bretagne, ce matin, sur un coup de folie, nous vous présentons :

Le fou de bassan

Fou de Bassan en latin : Morus bassanusFou de Bassan
Ordre : Pélécaniformes

Famille : Sulidés
Biométrie :
Taille : 88 à 100 cm
Envergure : 165 à 180 cm
Poids : 2800 à 3200 g
Longévité : 21 ans

Fou de BassanIdentification : 
Adultes : grands oiseaux de mer au corps blanc, bout des ailes noir et tête jaune. Bec gris, pattes noires. La coloration jaune peut s’atténuer en période internuptiale. Pas de critère d’identification fiable entre mâles et femelles.
Sub-adultes : quelques rémiges et rectrices noires.
Immatures et juvéniles: les fous de Bassan ont un plumage évoluant énormément durant leurs premières années. Le juvénile est noir, légèrement moucheté, son plumage s’éclaircit ensuite progressivement en blanc : d’abord le ventre, puis les ailes. Les jeunes ont un bec noir.Chant :
 Cris rauques, peu mélodieux.Habitat :
Oiseaux pélagiques parcourant l’hémisphère nord ; présents en Atlantique, en mer du Nord, dans la Manche, en Méditerranée. Visibles Fou de Bassan en haute mer, ils se rapprochent des côtes en été (le seul site de nidification en France reste les Sept Iles, côtes d’Armor).
Rechigne à survoler les terres, mais longe les côtes de Bretagne Nord de façon tout à fait courante en été.
Des individus égarés ou déviés par une forte tempête ont cependant été signalés à l’intérieur des terres. De telles observations restent très rares.Comportements :
Oiseau pélagique. Solitaire ou en groupes épars en hiver, en énormes colonies l’été.
Le fou de Bassan tire son nom de son comportement : il repère Fou de Bassan les bancs de poissons au vol, plongeant en piqué d’une hauteur de 30 mètres parfois. En approche finale, il adopte une posture aérodynamique typique (à l’image d’un concorde : les concepteurs s’inspirèrent de cet oiseau pour la posture aérodynamique de l’avion !) lui permettant de rentrer dans l’eau à 100km/h sans se blesser. Il plonge ainsi à 6-7 mètres de profondeur, sous le banc de poissons, avant de remonter vers la surface, traversant le banc au passage et capturant sa proie. Lorsqu’il Fou de Bassan remonte à la surface, sa proie est généralement déjà engloutie ; d’où son nom de ‘fou’ attribué par les pêcheurs écossais, premiers observateurs de cet oiseau, surpris par ces plongeons spectaculaires et à première vue incensés !
Les couples sont unis à vie, se formant vers 5-6 ans, lorsque l’oiseau devient mature. Durant leurs premières années, les jeunes sont des solitaires, grands voyageurs. Ils profitent de cette période pour choisir une colonie, avant d’y revenir peu de temps avant leur maturité, sur Fou de Bassan un site nommé ‘club de rencontre’. Là, les jeunes y apprennent les règles de la colonie, avant de se trouver un partenaire parmi d’autres jeunes ou des veuf/veuves.
Les fous de Bassan vivent durant l’été en société, utilisant des parades pour coder leur comportement. La plus connue est la parade nuptiale, témoignage touchant d’une profonde affection au sein du couple, et prologue à leur  accouplement, mais aussi la parade d’envol et de territoire (chaque fou possède son propre nid, et gare aux intrus !)
Les jeunes passent leur première migration le long des côtes africaines, Fou de Bassan de la Méditerranée à l’Equateur. Les adultes, eux, s’éparpillent au large, de préférence vers le nord de l’Ecosse.

Vol :
Envol lourd s’il n’est pas accompagné de vents porteurs.
En vol, c’est un très bon planeur, capable de parcourir jusqu’à 200 km pour aller pêcher ! Il voyage de façon solitaire ou en groupes, on remarque alors la formation de vols en V.

Fou de BassanNidification :
Sur les îles un peu éloignées du continent, en colonies.  Le fou a besoin d’une falaise pour son envol, ce qui devient un critère important pour la création de nouvelles colonies.
La réserve des Sept Iles (côtes d’Armor) en accueille sur l’île Rouzic près de 16.000 couples. Les couples s’y retrouvent dès la fin janvier/début février, reprenant possession de leurs nids respectifs, monticules d’algues et de débris divers. L’accouplement au sein de la colonie est synchronisé par la parade nuptiale ; les premiers couples l’exécutant incitant les autres à les imiter.
La femelle pond un seul oeuf, courant avril/mai, qu’elle couve de ses grandes pattes palmées durant 40 jours.
Le poussin éclôt en juin, et va être nourri par ses parents pendant 12 semaines. Il acquiert d’abord un duvet blanc (5-6 semaines : aspect de Fou de Bassan ‘peluche’) avant que ne sorte son plumage noir de juvénil.
A 12 semaines, le petit pèse jusqu’à 4 Kg. Il quitte la colonie et se dirige vers la mer. Là, il devra y apprendre le vol, la pêche, la survie… Il reste en moyenne 2 semaines à la surface de l’eau, attendant de perdre ses réserves alimentaires qui le rendent trop lourd pour l’envol.
Le succès de reproduction reste médiocre : 80% des jeunes meurent lors de la première année. On peut estimer qu’en moyenne, durant sa vie, un couple donnera naissance à 3 futurs adultes, les autres jeunes étant éliminés par la sélection naturelle.

Régime :
Piscivore, de 400 à 700 g de poissons par jour ; les prises les plus classiques restent le maquereau, sprat, sardine…

Protection / Menaces :
Le Fou de Bassan est une espèce originaire du Nord de l’Ecosse, sa nidification en France remonte seulement aux années 1930.
Depuis quelques années, une poignée d’individus tentent de s’implanter dans la région de Marseille. L’avenir nous dira si une telle expérience se verra courronnée de succès…  

Fou de BassanFou de BassanFou de Bassan

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7 réflexions sur “Le fou de bassan

  1. Quel droit d’oiseau !!!! Vous avez tous ces types d’oiseaux en Bretagne ??
    J’aime pas trop cet oiseau mais je trouve original son maquillage dans la région de ses yeux.
    J’en ai jamais vu mais bon faut dire que je ne vois pas beaucoup de type d’oiseau que tu as la gentillesse de nous présenter.

    • Tous les oiseaux que je présente sont présent sur les côtes de Bretagne nord. qu’ils soient beaux ou laids est une autre affaire a mon avis. Je suis sûr qu’une madame fou de bassan préfère mille fois un mâle de son espèce qu’un mâle de ton espèce 😉 lol

    • Tu es le premier à répondre a ce post, tu fait des efforts lol 😉
      Pas la peine de te lever a 4h du matin pour attendre que je post, je ne me lève que rarement avant 7 heures et mes articles sont préparès déjà à l’avance 🙂

  2. the first time i came across a Gannet was when i was aged 12 and was on holiday on the north welsh coast at Aberdovey, on the river Dovey estuary.

    for some reason,
    and i cannot remember why,
    when they were out in the estuary
    they looked as though they were a person drowning,
    ( like an arm and hand out of the water waving for help),
    ok this is a memory going back 50 plus years, lol,

    thank you Guigui productions, hehe
    Peter

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