Vache highland cattle

Domaine de la Ganne
J’avais montré dans un album photo des photos de nos vaches Highland cattle et plusieurs d’entre vous m’avaient posés des questions concernant cette race bovine. Nous avons sur le domaine des vastes zones de marais et de tourbières. Ces zones étaient très difficle d’entretien. Aucun tracteur ne pouvait sans risque aller y travailler. Tous ces endroits étaient laissés à l’abandon. Un jour Tom a entendu parler de l’enretien des zones humides par des animaux pouvant vivre en liberté les sabots dans l’eau. Après des recherches et l’intervention d’un spécialiste il a été décidé d’acheter 9 vaches highland cattle et 6 chevaux camarguais. (Les vaches et les chevaux ne mangent pas les mêmes herbes) Depuis tous les marais sont propres et entretenus écologiquement par les animaux et la biodiversité est revenue.

Une fois par mois on va leur apporté une botte de foin et des pain de sel. Elles n’en ont pas besoin mais c’est pour qu’elles ne redeviennent totalement sauvages, qu’elles n’aient pas peur des hommes car une fois par an le vétirainaire vient pour les vaccins et les soins, on doit pourvoir les approcher.
Ci-dessous quelques photos de vaches highland cattle et une description de cette race.
Bonne lecture.

La highland est une race bovine écossaise originaire de la région des Highlands. Elle se caractérise par une robe brun-rouge aux poils longs et par une paire de longues cornes dressées en l’air. Cette race rustique peut pâturer des zones de landes ou marécageuses mieux que tout autre race, et elle est parfois utilisée pour entretenir ce type de paysage. Elle fournit par ailleurs une viande persillée de bonne qualité gustative.

Origine :
Elle est originaire du nord de l’Écosse (région des Highlands que l’on peut traduire en "hautes terres"). Elle aurait une parenté avec les ancestrales races britanniques blanches, comme la chillingham ou la white park. AU XVIIIe siècle, il existait des vaches blanches nommées highlander et du bétail noir peuplait l’écosse. À l’origine, il existait deux races distinctes, l’une plus petite, à la robe noire vivait dans les îles de la côte nord-ouest de l’Écosse, l’autre un peu plus grande, à la robe brun rouge vivant dans les Highlands, qui furent ensuite fusionnées. Son livre généalogique unique date de 1884.
La race a été exportée dès la fin du XIXe siècle aux États-Unis et au Canada, où elle contribua à améliorer le bétail sous l’angle de la rusticité. On la retrouve dans de nombreux pays, notamment en Alaska et en Scandinavie.

Morphologie :
La robe est en général uniformément rouge brun ; d’autres couleurs sont admises : noir, bringé (poils noirs et rouges mélangés), gris louvet, crème, blanc argenté. Les poils très longs, jusqu’à 35 cm de long, forment un manteau fourni et épais, doublé de poils courts formant le duvet. Une frange de longs poils recouvre la tête et protège les yeux. Les cornes, longues, sont dressées en l’air chez la vache, orientées vers l’avant et légèrement vers le bas chez le taureau. Malgré ces cornes impressionnantes, ce sont des animaux tranquilles et très dociles.
C’est une race de petit format, les femelles ont une hauteur au garrot de 1,10 m et les mâles de 1,30 m ; le poids moyen est respectivement de 450 et 650 kg

Aptitudes
La Highland, comme d’autres races rustiques sait se protéger des chaleurs en se mettant à l’ombre ou en se baignant.
C’est une race classée aujourd’hui parmi les races bouchères, mais des textes évoquent des fromages confectionnés l’été avec un lait très riche en matière grasse. Sa saveur devait aussi beaucoup aux herbages des "hautes terres". La highland est très appréciée pour sa viande persillée, dont la saveur est remarquable et qui est riche en protéines avec un très faible taux de cholestérol. Elle amasse du gras sous la peau, moyen de lutte contre le froid, ce qui rend le dégraissage de la viande aisé. Cette race est souvent élevée en croisement avec la shorthorn pour améliorer sa conformation bouchère et sa précocité.
Autrefois, les animaux étaient élevés l’hiver à l’étable, au foin, puis mis l’été aux pâturages dans les zones de montagne ou les îles. Des textes anciens évoquent la traversée des bras de mer pour y conduire les vaches. Les bêtes destinées à la consommation étaient engraissées avec les résidus des distilleries de whisky.
Cette race très ancienne s’est façonnée dans une région de climat très rude. Elle est très rustique, demandant peu de soins, capable de vivre dans les conditions les plus dures : froid, neige, marais… qui s’adapte aussi aux climats plus chauds. Elle est capable d’exploiter des pâturages pauvres dans des paysages de landes. Elle peut consommer une grande variété de végétaux de type arbustifs, ce qui en fait une excellente débroussailleuse. Elle est la seule vache capable de vivre dans cette région où la seule concurrence vient des moutons.

À ce titre la CNR (compagnie nationale du Rhône) l’emploie pour entretenir les berges du fleuve. La highland est également utilisée comme "outil écologique" pour maintenir ouvert les fonds de vallée dans les Vosges du Nord, en Alsace-Moselle et à Guipel au nord de Rennes. Elle a une remarquable longévité, les vaches pouvant vêler jusqu’à 20 ans et plus.


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18 réflexions sur “Vache highland cattle

  1. Bonjour, moi j’en recherche pour en faire l’élevage en type vache-veau pour leurs viandes persillées, mais j’ai quelques questions, je viens du Québec et il fait très chaud 20 à 30 degré celsius 4-5 mois par années, le reste du temps ça varie entre 10 et – 25 degré celsius est-ce que tu sais si elles seraient assez fortes pour résister aux chaleurs? Merci.

    • Je ne sais pas ou tu habites. Mais ce sont des vaches assez communes.
      Les nôtres sont en totale liberté. Elle entretiennent les zones marécageuses de chez nous. On a aussi, avec elles 4 chevaux camarguais.
      On mélange les deux pour les herbes que les uns n’aiment pas soient mangées par les autres.
      Merci pour le commentaires.
      Amicalement
      Guillaume

  2. Bonjour,
    je désirerais acquérir deux Highland Cattle pour nettoyer 1 hectare très humide et boisé, et s’occuper des refus lors des roulements de pâtures de 4 chevaux (5 hectares).
    Pensez vous que j’ai suffisamment de surface ?
    Quelles sont les obligations vétérinaire qu’un particulier se doit de faire pour être en règle ? Également lors de mise bas ?

    Merci.

    • Bonjour,
      Nous avons 5 vaches Highland cattle mais pas de taureau.
      Je ne sais pas répondre à vos questions technique, ce sont mes parents qui ont fait ce choix.
      Le vétérinaire vient une fois par an pour les vaccins.
      Elles sont en complète liberté, on ne va les voir qu’une fois par mois leur apporter du foin et du sel pour ne pas quelle ne redeviennent complétement sauvage et qu’on puisse les approcher pour les soigner.
      Désolé de ne pas pouvoir vous aider plus.
      Je ne suis qu’un ado et plus je suis en vacances de l’autre côté du monde
      :s

  3. Salut Guillaume,
    Je trouve ces vaches vraiment splendides !!! Cela change des vaches rousses que l’on voit en France
    Saurais-tu si ces vaches produisent du lait ou pas ?
    Sinon profites bien de tes vacances là où tu te trouves actuellement
    Amicalement
    Olivier

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