Les goélands

Depuis le temps que je vous parle des oiseaux marins de Bretagne il fallait bien que ça arrive un jour… Et oui c’est aujourd’hui qu’ils arrivent. Mais de qui parle t’il pensez vous. Mais des Goélands bien sûr, les oiseaux qui viennent vous piquer vos poissons jusqu’à dans vos mains tellement ils sont goinfres. Aujourd’hui gros plan sur :

Les goélands marins

Goéland marin en latin  Larus marinusGoéland marin - Larus marinus
Ordre : Charadriiformes

Famille : Laridés
Biométrie :
Taille : 64 à 78 cm
Envergure : 150 à 170 cm
Poids : 1150 à 2150 g
Longévité : 20 ans


Goéland marin

 

Identification :
De la famille des laridés, c’est l’un des plus grands goélands européens. La tête, la poitrine, le ventre et la queue sont blancs, formant un contraste saisissant avec le dos presque noir. Les ailes sont également noirâtres avec un peu de blanc sur les bords antérieurs et postérieurs. Le bec est jaune avec une petite tache rouge sur la mandibule inférieure. Les pattes palmées sont rose pâle. Les juvéniles sont brun sombre et fortement bigarrés. Une étroite bande noire aux limites imprécises couvre l’extrémité de la queue. Le goéland marin peut être confondu avec le goéland brun qui présente un aspect général assez semblable. Toutefois, ce dernier est largement plus petit, plus élancé et possède un bec plus mince et despattes jaunes.

Goéland marinChant :
Le Goéland marin pleure, raille. Son cri est beaucoup plus grave que celui des grands goélands. Unhaô-haô ou aouk rauque et sonore caractéristique.

Habitat :
Alors que les colonies de goélands argentés privilégient les corniches escarpées des falaises, le goéland marin choisit un espace plus restreint et une plus grande dispersion. Chaque couple choisit en général une avancée, que ce soit le sommet d’un gros rocher au large d’une côte ou l’extrémité d’un promontoire rocheux. Il faut néanmoins que se soit un endroit bien abrité, aux conditions favorablesGoéland marinet en rapport avec son statut de goéland dominant. En période nuptiale, un grand nombre d’individus opte pour l’intérieur des terres où il fréquente avec assiduité les décharges, la proximité des réservoirs et des bassins. Durant cette période, il subit la concurrence du goéland argenté.

Comportements :
Erratique, le goéland marin vagabonde le long des côtes en hiver, à peu de distance de sa zone de reproduction. Toutefois, certains individus gagnent la Méditerranée en longeant les côtes de l’Espagne.

Vol :
Un vol plus lent avec un battement d’aile plus puissant que celui des grands goélands.

Goéland marinNidification :
Le nid, placé à terre au sommet d’un rocher affleurant souvent au large ou à proximité d’un promotoire de bord de falaise, est un monticule d’algues sèches, d’herbes et d’autres végétaux. En avril, la femelle y pond 3 oeufs qui sont couvés pendant 27 à 29 jours. Les petits s’envolent au bout de 7 ou 8 semaines.

Régime :
Le goéland marin a un comportement de prédateur beaucoup plus marqué que la plupart des autres goélands. Les races d’oiseaux les plus touchées par ses captures sont les macareux moine, les puffins et les océanites dont il ravage les sites de nidification. Pour cela, il utilise des techniques de chasse bien différentes mais tout aussi impitoyables : ainsi, il tue le puffin des anglais au sol alors qu’il saisit au cou et en plein vol les jeunes macareux. Il lui arrive même de s’attaquer au gibier d’eau en hiver. Les poissons représentent une part non négligeable dans son alimentation. Il suit également en groupe les chalutiers, s’emparant des poissons et des déchets rejetés par dessus bord. C’est un grand amateur d’ordures et de charognes qu’il mange dans les décharges et sur les plages.

 

Voilà pour le général mais parlons un peu des espèces bretonnes une à une :

Goéland argenté

Le goéland argenté, un omnivore opportuniste

Le goéland argenté, Larus argentatus, est largement présent en Europe de l’ouest, la France constituant la limite méridionale de son aire de reproduction ; on le trouve également en Amérique du nord. La population européenne est de l’ordre de 750 000 couples à la fin des années 1990 et, avec 78 530 couples, la France occupe le troisième rang au niveau européen, après la Norvège et le Royaume-Uni. Un net déclin général de l’espèce a été enregistré en Europe à la fin du XXe siècle.

Le goéland argenté a le dos et le dessus des ailes gris clair et les pattes rose chair. L’envergure est de 1,40 mètres environ. Il fréquente typiquement les îles, îlots et côtes rocheuses, mais il a progressivement occupé d’autres types de milieux, comme les dunes ou les carrières dans certaines régions, ou les toits des immeubles en ville. Autrefois confinés au littoral, les goélands argentés se reproduisent désormais à l’intérieur des terres, les plus éloignés du littoral étant installés en Île-de-France, à 130 km de la mer. En Bretagne, la colonie la plus continentale est celle de la ville de Rennes où l’espèce se reproduit sur les toits depuis 1987.
La période de ponte s’étale principalement de la mi-avril à début juin. La majorité des pontes compte 3 œufs, et l’incubation dure quatre semaines. Les jeunes s’envolent à l’âge de six à sept semaines. Les goélands argentés des populations européennes les plus méridionales (dont ceux de Bretagne) sont plutôt sédentaires, les oiseaux plus nordiques tendant, eux, à se disperser vers le sud-ouest en mer Baltique et mer du Nord notamment.

Omnivore et opportuniste, l’espèce se nourrit aussi bien sur le littoral (coquillages, crabes, étoiles de mer, déchets de poissons ou autres) que plus à l’intérieur des terres (vers de terre sur les labours ou déchets divers sur les décharges, et même des fraises à Plougastel !). Le goéland argenté est également un prédateur, s’attaquant aux œufs et poussins de ses congénères et d’autres espèces (mouette tridactyle, sternes, limicoles, etc.), et plus rarement aux adultes (océanite tempête).

Le goéland brun, un grand migrateur

Goéland brun - Larus fuscusD’une taille similaire à celle du goéland argenté, le goéland brun, Larus fuscus s’en distingue par le dos et le dessus des ailes gris-noir et les pattes jaunes. Les jeunes oiseaux, au plumage gris-brunâtre, sont par contre plus difficilement discernables.

D’une taille similaire à celle du goéland argenté, le goéland brun, Larus fuscus s’en distingue par le dos et le dessus des ailes gris-noir et les pattes jaunes. Les jeunes oiseaux, au plumage gris-brunâtre, sont par contre plus difficilement discernables.

L’espèce se reproduit uniquement dans le nord et l’ouest de l’Europe, du littoral de la mer Blanche vers l’est à la Norvège et l’Islande, et atteignant au sud l’Espagne et le Portugal. La population européenne est de l’ordre de 300 000 couples, dont 117 000 en Grande-Bretagne et en Irlande, la France occupant la cinquième place en terme d’effectifs parmi les pays d’Europe.

Le goéland brun affectionne tout particulièrement les îlots bas, recouverts d’une végétation assez haute. Il en occupe généralement les zones centrales, laissant la périphérie au goéland argenté. Il s’installe plus occasionnellement en falaise ou sur des îlots strictement rocheux. Enfin, d’importantes colonies se sont implantées sur des pelouses et des landes littorales à Belle-Île-en-Mer (Morbihan).

La période de ponte, plus tardive que celles des goélands marin et argenté, s’étale principalement de la fin avril à début juin. La majorité des pontes compte 3 œufs, et l’incubation dure 4 semaines. Les jeunes s’envolent à l’âge de 5 à 6 semaines. L’impossibilité de distinguer les nids et œufs des goélands bruns et argentés complique les recensements ; dans les colonies mixtes, il faut estimer au mieux la proportion respective des deux espèces.

Contrairement aux goélands argenté et marin, le goéland brun est un grand migrateur. Les oiseaux des populations occidentales se dispersent principalement sur le littoral de la Manche, du golfe de Gascogne, atteignant les côtes du nord-ouest de l’Afrique. Ce sont plusieurs milliers d’individus qui transitent et stationnent plus ou moins longtemps sur le littoral de la baie d’Audierne (Finistère sud) lors de la migration post-nuptiale.

Son régime alimentaire se rapproche de celui du goéland argenté, mais il s’éloigne souvent un peu plus loin que lui en mer pour se nourrir et fréquente moins les décharges. Les rejets de pêche constituent une part importante de son alimentation.

Le goéland brun est protégé par la réglementation française depuis 1962. A ce titre, « sont interdits en tout temps la destruction ou l’enlèvement des œufs et des nids, la destruction, la mutilation, la capture ou l’enlèvement, la naturalisation des oiseaux ou, qu’ils soient vivants ou morts, leur transport, leur colportage, leur utilisation, leur mise en vente, leur vente ou leur achat ». L’espèce est inscrite en annexe II de la directive Oiseaux en tant qu’espèce menacée de la Communauté européenne.

Le goéland marin, le plus « marin » de nos goélands

Goéland marinPlus grand et d’allure plus massive que les autres goélands (1,60 mètres d’envergure), le goéland marin, Larus marinus, a le dos et le dessus des ailes noir uniforme et des pattes rose chair comme celles du goéland argenté.

Il se reproduit sur les rives orientales et occidentales de l’Atlantique nord, de la France à la Russie, en passant par l’Islande, ainsi qu’aux États-Unis, au Canada et au Groenland. La population mondiale est de l’ordre de 175 000 couples, dont 105 000 en Europe. La Norvège concentre environ un tiers des effectifs européens, la France occupant le cinquième rang.

Le goéland marin préfère généralement les points dominants pour construire son nid, sommets des îles et îlots, pitons rocheux sur la côte, etc. Autrefois plutôt solitaire en période de reproduction, il forme aujourd’hui d’imposantes colonies de plusieurs dizaines ou centaines de couples. La période de ponte, plus précoce que celle des deux précédentes espèces, s’étale principalement de la mi-avril à la fin mai. La majorité des pontes compte 3 œufs, et l’incubation dure 4 semaines. Les jeunes s’envolent à l’âge de 7 à 8 semaines. Le recensement des goélands marins ne pose guère problème, les nids, œufs et poussins étant facilement distinguables de ceux des goélands bruns et argentés.

Les adultes peuvent être considérés comme sédentaires, ne s’éloignant guère de leur colonie en période internuptiale. Ils commencent à se cantonner sur les sites de reproduction dès décembre-janvier. Les plus jeunes individus tendent par contre à se disperser vers le sud. C’est le plus « marin »des goélands de nos côtes, et il peut aller s’alimenter à plusieurs dizaines de kilomètres des terres. Il se nourrit également des rejets des bateaux de pêche. C’est enfin un redoutable prédateur, prélevant œufs, poussins et jeunes d’autres espèces, allant même parfois jusqu’à s’attaquer à des cormorans huppés, et capturant chaque année plusieurs centaines d’océanites tempête lors de leur venue nocturne à terre sur les colonies de l’archipel de Molène (Finistère). Les plus gros oiseaux (jeunes cormorans, goélands bruns ou argentés) sont capturés sur l’eau par les goélands marins puis noyés, avant d’être partiellement consommés.

Tous ces goélands sont présents partout sur les côtes bretonne.

Goéland marin - Larus marinusGoéland marin - Larus marinusGoéland marin - Larus marinusGoéland marin - Larus marinus

Cet article a été réalisé grâce aux sites : http://www.oiseaux.nethttp://www.bretagne-environnement.org. Merci à eux sans qui tous ces articles ne pourraient être.

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13 réflexions sur “Les goélands

  1. Le Goéland est aussi connu que l’albatros de Baudelaire !

    Moi, jai la super-chance de connaître un oiseau breton encore méconnu…

    Costarmoricain, il niche que vers Paimpol.

    Huppé blond, ses yeux sont de velours et son sourire ravageur : c’est un dandy séducteur à la frimousse fort sympathique !

    Son nom latin est : « guillaumus erectus »

    • Oui c’est bien sur dommage que les goélands soient parfois mazouté mais bon… Ce ne sont pas les plus intéressants des oiseaux marins.
      Ils sont très nombreux, ils sont goinfres, ils sont sales, Ils dérangent des espèces bien plus rare. Ils pillent les décharges, ont les retrouvent jusqu’à Paris…
      Je n’aime pas les Goélands, mais j’adore les Goélands de Plouézec, j’ai plein de copain qui jouent dans cette équipe de foot et de basket.
      Merci pour ton com.
      guillaume.
      http://lesgoelandsdeplouezec.blogs.letelegramme.com/

  2. je ne savait pas qu tu preparait aussi un article sur une especes rarare,et interessent,avec des plumes plutos ronde,et courtes…
    un ange nomée guillaumus erectus…
    superbe fotos de tes oiseaux,tres majetueux, il y en a aussi dans le nord qui geutte les sorties des baraques a fritte sur les plages,aparament les frittes sont bonnes ,
    merci pour ton article tres documenter
    bisoux guillaume benoit

  3. En réponse en se merveilleux articles sur les oiseaux tu as mit beaucoup de passion et d’amour pour ces oiseaux qui sonts le symbol de la vie l’oiseaux lutte pour vivre il est a la fois beau discret un regard perçant ! mais bien fragile cest bien grace a toi et ton article que plusieur personnes vonts avoir une pensée pour ce tresors vivant qui est la nature et la vie! merci pour eux Guillaume et encore bravo !

    • Nous avons beaucoup d’oiseaux en Bretagne.
      Il faut faire un tour aux sept îles pour en voir plein.
      Dans ce coin là, on voit des fous de bassan, des pingouins Bonne semaine.
      Guillaume

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